La Bienheureuse Mère Teresa nous dit la cause de nos malheurs: « Je considère que le monde d’aujourd’hui est sens dessus-dessous, et qu’on y voit tant de souffrances parce qu’il y a peu d’amour dans chaque foyer. Nous ne consacrons pas le temps l’un à l’autre. Il n’y a pas de minute pour que tous se réjouissent d’être ensemble. C’est ce manque d’amour qui provoque le sentiment de malheur qui domine le monde…»   

    La vie de famille à deux ou à plusieurs, si on inclut les enfants, n’est pas toujours facile. "L’amour fait souffrir " (Marthe Robin). Cependant il y a de petits secrets pour ne pas se laisser démolir. Voici quelques épices ou petit trousseau de clés pour assaisonner l’ambiance dans le foyer conjugal et relever le moral là où il s’est affaissé.

    1- Chaque matin se dire : mon conjoint a besoin de ma joie, de mon aide, de mon optimisme. Et donc lui présenter un visage souriant et rayonnant. "Le plus court trajet entre deux êtres, c’est leur sourire" (L. da Vinci). En lui souriant, dites-lui : "Tu es précieux à mes yeux".
   
    2- Le premier souci du couple devrait être la communauté d’amour à construire avec Dieu. Ce qui suppose une bonne communication d’abord entre papa et maman. L’essentiel n’est pas de tout faire ensemble ni d’être tout le temps ensemble, mais de tout faire en tenant compte des faiblesses et blessures de l’autre, en cherchant le bien de l’autre. Que tous les deux sachent trouver des moments assez longs pour se parler tendrement, en profondeur et dans un climat détendu. Et donc moins de téléphone portable ! N’est-ce pas là le secret de l’entente durable d’un couple ?
   
    3- Le problème majeur semble se situer au niveau de la gestion des crises. Toujours se rappeler que "le linge sale se lave en famille". Que faire ?  Essayer de regarder le conjoint et les enfants comme le Christ les regarderait, c’est-à-dire avec affection, et au besoin, avec compassion et compréhension. Savoir se taire pour permettre à l’autre de s’exprimer. Ecouter la souffrance et la plainte de l’autre sans l’interrompre. Répondre à voix basse, avec douceur et non avec violence. Au repas, lorsque la conversation dérape vers un sujet qui fâche, vite changer de thème. Et si l’un persiste, que le plus humble prie en silence un "Je vous salue Marie" lentement, très lentement. Avoir tous les deux le sens de l’humour et la soif de recréer la bonne ambiance. Etre convaincu que toute crise peut être surmontée si on le veut. Car "vouloir c’est pouvoir".
   
    4- Recevoir régulièrement le sacrement de pénitence. Ça nettoie, ça ponce, ça déstabilise Satan. Ce sacrement est vitalisant et permet au couple de se maintenir toujours jeune en tout point de vue. Et puis, c’est bon que les enfants voient leurs parents se confesser. Demander pardon à Dieu suppose qu’on pardonne aussi à ceux qui nous ont offensés. Car aimer, c’est pardonner et c’est aussi demander pardon humblement. Et donc s’habituer à reconnaître ses tords et à s’en excuser aussitôt.

    5- Les jalousies, les soupçons, les calomnies, les médisances et les dénigrements sont des maladies graves, des poisons qui fragilisent la vie du couple. A la place, il faut cultiver la confiance à priori, jusqu’à preuve du contraire et essayer toujours de voir le côté positif de l’autre… Eloigner gentiment les mauvais compagnons ou les mauvais conseillers qui provoquent et entretiennent les mésententes.
   
    6- La panacée à toute épreuve : une heure d’adoration Eucharistique, une fois par semaine, en invitant toute la famille. Adorer l’Amour, c’est accepter de "perdre" du temps pour se laisser recharger les batteries par Jésus, afin d’être plus aimable et plus serviable. C’est contempler avec son cœur les modèles indépassables d’amour que sont la Sainte Trinité et la Sainte Famille.
   
     7- Promouvoir la dévotion à la Vierge Marie « Regina Familiae », Reine des familles. Qu’il y ait de petits rites d’intronisation de la statue de la Vierge dans chaque famille. Qu’on y récite le chapelet chaque jour, suivi de la prière du soir. C’est plus bénéfique que les feuilletons.
Vous pouvez aussi dans la paroisse ou CEV (Communauté Ecclésiale Vivante) avoir une statue de la Vierge pèlerine. Chaque famille la recevra à tour de rôle pendant une semaine et invitera les voisins à la récitation du chapelet tous les soirs. Le dimanche matin on la retournera à l’église pour qu’une autre famille emporte Marie dans sa demeure. Qu’on pense à la consécration des enfants à Marie, et la consécration des familles à Marie : cela pourrait se faire en paroisse le jour d’une fête mariale. Par exemple, après la communion, faire une para liturgie puis remettre aux intéressés une médaille ou une image de la Vierge Marie ou de la Sainte-Famille.
   
    8- Des neuvaines (spécialement à l’Immaculée et à la Pentecôte) sont utiles contre les attaques occultes, les maléfices de la sorcellerie et de l’ésotérisme (cf. Livre de Jean PLIYA). Je recommande vivement la neuvaine de Marie qui défait les nœuds, propagée en Argentine par le Pape François avant d’être à Rome.
   
    9- Ah, si les conjoints abordaient à fond et dans la simplicité des cœurs la question de l’argent, des absences du foyer conjugal, de la justice et de la fidélité conjugale ! S’ils cultivaient le dialogue sincère, il y aurait plus de bonheur.
   
    10- Les deux conjoints ont droit à une vie sexuelle épanouissante. Cela exige une grande attention de l’un envers l’autre. Mais le dialogue des cœurs, plus que celui des corps, est indispensable pour la santé du couple, sinon la monotonie décevante et frustrante s’installe très vite. Propager au besoin les méthodes naturelles de régulation des naissances. Elles favorisent la communication du couple et intensifient leur confiance réciproque.
   
    11- Faire une retraite spirituelle de cinq jours  en couple ou en ménage, une fois l’an.
   
    12- Les anniversaires de baptême et de mariage, ça doit se célébrer. Un triduum, ce n’est pas trop. Le baptême est le plus beau jour de notre vie. Et le mariage le plus beau jour de l’alliance conjugale. Cela suppose qu’on cherche à connaître la date de son baptême et qu’on se souvienne de la date de son mariage : bel exercice à faire n’est-ce pas ?

    13- Il ne faut surtout pas négliger les loisirs, la détente : visiter des amis et rire avec eux. Voir un match ensemble, un DVD ou un théâtre ensemble, aller sur la même moto à une réunion, à une fête. Visiter les malades et les prisonniers. Sortir de la maison en uniforme, pourquoi pas ?

    14- Continuons d’encourager le mariage comme alliance entre deux familles et non seulement entre deux individus (homme-femme). Cela suppose générosité, ouverture et hospitalité. Mais il faut que les couples gardent une distance de sécurité vis-à-vis de leurs parents ou beaux-parents respectifs sans rompre les liens  familiaux. Les belles-mères et les tantes sont parfois un fléau redoutable. Que chaque conjoint puisse accepter que l’autre soit différent. Et que cette différence, à moins que ce ne soit un défaut, soit perçue comme un apport et une richesse. Retenez que la psychologie de la femme est différente de celle de l’homme.

    15- Que les conjoints donnent gratuitement de leur temps à chaque enfant. C’est une consigne non négociable. Mais le plus beau cadeau des parents aux enfants, c’est l’amour du couple. De grâce, pas de disputes stupides devant eux.
   
    16- Que les prêtres organisent une fois par mois la bénédiction des femmes enceintes pour revaloriser la maternité et dire notre respect envers les petits enfants encore dans le sein de leur mère. Le Livre des bénédictions prévoit un rite pour cela.
   
    17- Que les prêtres célèbrent la messe pour les malades dans les paroisses au moins une fois par mois: inviter tous les membres de la famille à être présents. Après l’oraison de la post-communion, à la place de la deuxième quête, demander à ceux qui veulent qu’on prie pour eux de s’agenouiller ou de s’incliner. Les enfants peuvent toujours s’approcher de l’autel sans dissipation, à côté du Célébrant. Que les témoignages de guérisons, s’il y en a, soient organisés un autre jour, en dehors de l’église après un bon discernement de chaque soulagement ou guérison obtenue.
   
    18- Les visites du prêtre dans les familles sont très appréciées, pourvu qu’il y aille en tenue de service et avec l’intention droite du Bon Pasteur qui prend soin de ses brebis. Au cours de ces visites qu’il s’intéresse, entre autres, aux enfants en vue de la pastorale des vocations sacerdotales et religieuses. Son comportement et ses paroles de sollicitation à servir le Seigneur auront un grand impact.

    19- J’encourage fortement les couples à militer dans un mouvement d’action catholique: ACF, Femmes catholiques, Papas catholiques, Renouveau charismatique,  Légion de Marie, groupes de prière, scouts etc. Les dons du Saint Esprit sont multiples. Ne rejetons aucun groupe catholique. Ne nous opposons pas inutilement les uns aux autres. Satan aime nous diviser pour mieux humilier Jésus et son Eglise.
   
    20- J’insiste enfin sur le respect et l’amour désintéressé envers les pauvres, les personnes âgées, les orphelins, les enfants en situation difficile. Cultiver les valeurs évangéliques comme la solidarité, le partage des biens matériels, la disponibilité à aider gratuitement ceux qui en ont le plus besoin. Le but de cette pastorale c’est de pousser les couples à devenir des agents évangélisateurs d’autres couples, par leur engagement et leur témoignage de vie. Nos caritas paroissiales sont prêtes à "embaucher" tous les bénévoles pour créer des équipes de proximité. La charité, c’est la foi active qui épanouit les cœurs. Les familles se fortifient dans cet amour qui imite le Cœur de Jésus. Au jugement dernier, l’examen final se fera sur les gestes de charité. As-tu été pour ton conjoint un bon conjoint ?


+ Pascal N’KOUE
Omnium servus

 


Nouvelles de Famille
 
- Merci au Seigneur pour les ordinations sacerdotales et diaconales du mois dernier. A la fin de la messe, on a eu droit à un régale du galop des chevaux baribas doublé de danses folkloriques telles que le tèkè.
- Le Secrétariat de l’Evêché attend l’historique de chaque paroisse à la fin de ce mois (28 février).
- Toutes les paroisses et toutes les communautés sont priées de réciter la prière du Jubilé, au moins chaque dimanche. Le roi catholique AKPAKI BOUKOU KINNINII est choisi pour être le parrain du jubilé de nos 70 ans d’évangélisation. Nous l’en remercions.
- C’est dans l’allégresse et gratitude de cœur que nous avons célébré les 50 ans de vie religieuse de Sœur Elisabeth BWABISI, Salésienne de la Visitation.
- Nous félicitons l’Abbé Philippe SANHOUEKOUA qui est désormais Secrétaire Général de CARITAS Nationale. Il remplace Sœur Léonie DOTCHAMOU, ocpsp, que nous remercions vivement pour son dévouement désintéressé et exemplaire.
- Bienvenue à Oihana GALARDI Ogallar qui vient du diocèse de San Sebatían  pour deux ans de coopération missionnaire. Toute la famille diocésaine sera sa famille.
- Nous attendons ce mois-ci la visite de Monseigneur Jean BONFILS, sma, évêque émérite de Nice, ancien professeur à Ouidah de plusieurs séminaristes devenus prêtres et évêques.
- Quelle joie d’accueillir aussi en ce mois Mr Alpidio Balbo,  Fondateur et Président d’honneur du Groupe Missionnaire de Merano.
- Sur demande du diocèse de Natitingou, nous y avons envoyé le  Père Ephrem DANNON comme fidei donum, le mois dernier. Accompagnons-le de nos prières.

NB : Le Presbyterium est invité à une journée de récollection le 10 mars au Centre Pastoral Guy Riobé. Le 11 mars, réunion du Clergé diocésain dans le même Centre Pastoral.


Quelques dates


1er fév :Visite de la Présidente de l’Association belge Hubi et Vinciane. Merci pour le soutien permanent à nos hôpitaux diocésains.

2 fév :Journée mondiale de la Vie Consacrée. Rendez-vous à la Paroisse Marie-Auxiliatrice.


3-7 fév :1ere Assemblée Générale de l’UCB en Province Ecclésiastique de Parakou, au Centre Pastoral Guy Riobé.


3-13 fév :En Italie pour une réunion d’Evêques avec la Communauté de Sant’Egidio. Puis un petit séjour à Vittorio Veneto chez les amis de l’AFR.


8 fév : 7è édition du Marathon organisé par les Oblats de Saint François de Sales.

11 fév :Journée mondiale des malades. Prière et Sacrement des malades dans nos hôpitaux par les aumôniers.
   
16 fév :Quête impérée pour nos frères et sœurs des Philippines qui ont été victimes du tremblement de terre et d’un typhon en octobre-novembre 2013.


15-17 fév :A Ouidah pour la célébration des 100 ans du Grand Séminaire Saint Gall.

18 fév :    Retour à Parakou.
25 fév :A l’Archevêché, réunion du Conseil pour les Affaires Economiques à 9h30mn.

28 fév :     A l’Archevêché, réunion du Conseil Presbytéral à 9h30mn.
    
 

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin