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 « Pour que le mystère eucharistique soit  respecté, les Pères synodaux rappellent que les églises et les chapelles sont des lieux sacrés à réserver uniquement aux célébrations liturgiques en évitant, autant que possible, qu’elles deviennent de simples espaces de socialisation ou des espaces   culturels. Il convient de promouvoir leur fonction première qui est celle d’être un lieu privilégié de rencontre entre Dieu et son peuple, entre Dieu et sa créature fidèle ». Benoît XVI, Africae Munus n° 154.
  Les églises et les chapelles avec la Présence réelle sont des lieux hautement sacrés à réserver uniquement aux célébrations liturgiques et aux adorations. Pour bien illustrer cette divine consigne du Saint-Père, je ne trouve pas mieux que le récent opuscule de Mr Jean Pliya ! Il nous interpelle sur le silence sacré qui devrait régner dans nos liturgies, silence qui prédispose à la rencontre de l’âme avec son Dieu. Car au commencement était l’adoration. L’auteur m’a fait l’honneur d’écrire la Préface. Je vous la livre ici « in extenso » en guise d’avant-goût pour lire la brochure.
   Monsieur Jean PLIYA est un professeur d’université devenu maître spirituel. Ses nombreux ouvrages sur les thèmes les plus variés, véritables comprimés efficaces pour nos âmes, montrent sa polyvalence, la profondeur de sa foi, et son souci permanent d’aider gratuitement les hommes à se libérer des chaines de l’ignorance et du Malin. Je le sais pour l’avoir « embauché », à plusieurs reprises, à évangéliser Natitingou, mon ancien diocèse, en compagnie de Rose, son aimable épouse. « La cause de Jésus Sauveur » pour le salut de l’Homme est son combat. Il suffit de rappeler qu’il est le Berger national du Renouveau charismatique catholique au Bénin, et donc un soumis au souffle de l’Esprit qui le mène où il veut.
   L’opuscule, Eucharistie, Soleil de Justice. Prières après la Communion, est un vibrant appel à la foi au Dieu-Amour, une ¨propagande¨ à chercher le Seigneur sans se décourager, pour se  ¨connecter¨ à Lui surtout dans l’Eucharistie. Jésus-Hostie, Mystère de la Croix et de la résurrection ! Merveille d’amour ! Dieu avec nous ! Dieu proche de nous, Dieu entre nos mains, Dieu sous nos yeux,  Dieu « en chair et en os ». Tout est là. Le geste spontané face à ce grand mystère, devrait être de nous agenouiller aussitôt pour adorer profondément. Malheureusement, le peu d’attention que les chrétiens réservent à cette Présence divine réelle est inqualifiable.  « Que peut-on penser en voyant la manière dont la plupart des chrétiens se comportent dans nos églises ? Les uns ont l’esprit à leurs affaires temporelles, les autres à leurs plaisirs ; celui-là dort, et l’autre s’impatiente… et regarde si les saints offices seront bientôt finis ».
    Cette phrase n’est pas tirée de l’opuscule que vous avez entre les mains. Non. C’est du Saint Curé d’Ars. Satan utilise toujours la même tactique pour nuire  à nos âmes : le manque de respect envers l’eucharistie par l’agitation de l’esprit incapable de se concentrer. Discrètement et avec délicatesse, comme on le voit dans le sous-titre Prières après la Communion,  l’auteur exprime sa souffrance causée par le manque de silence dans nos assemblées saintes, alors même que les règles liturgiques prescrivent le silence après la Communion. Car sans silence, pas de vraie rencontre avec Dieu, pas de vie intérieure et donc pas d’engagement durable au niveau de la foi. C’est sur ce plan que Satan nous manipule le plus. Déjà Bernanos, au siècle dernier, disait : « Le monde moderne est une vaste conspiration contre la vie intérieure ». Voilà pourquoi on baigne dans le superficiel, et cela ne semble plus déranger personne.
     L’auteur propose des prières à dire après la Communion. Elles sont toutes belles. La plupart sont des louanges inédites jaillies de son cœur. Elles ont l’avantage d’être simples, courtes, profondes. Seulement il faut du silence pour les réciter dans le recueillement requis, ce que ne permettent pas les porteurs de cellulaires, les chorales tonitruantes ou certains acteurs agités de nos célébrations liturgiques ou encore d’autres activités intempestives placées avant la bénédiction finale. Aujourd’hui, dans de nombreuses paroisses, c’est un sérieux problème que de disposer d’un temps favorable pour l’action de grâce après la communion. Habituellement, entre la bénédiction finale et la sortie, il n’y a pratiquement pas de condition propice à la concentration.
      Dans certains diocèses, outre les diverses annonces parfois trop longues ou bien l’obligation de vite sortir à cause de la messe suivante, on procède systématiquement à une deuxième quête dite d’action de grâce, différente de celle prévue avant l’offertoire. Cette deuxième quête se fait juste au moment qui devrait normalement être réservé au dialogue interne avec Jésus-Hostie. On accorde alors une place inopportune à Mammon .
      A cet effet, l’on sollicite les fidèles de façon ostentatoire en flattant l’orgueil des donateurs, au point de faire oublier qu’on se trouve dans la "maison de prière de Dieu" (Mt 21, 13) pour honorer le Dieu vivant et non dans un lieu désacralisé. Cela prend l’allure d’une compétition pour savoir qui donnera le plus d’argent : en quelque sorte une version moderne des vendeurs du Temple.
   Dans d’autres pays, les fidèles, l’œil rivé sur leur montre, ne consentent pas à rester une minute de plus dans l’église après la messe parce qu’ils ont programmé diverses occupations : courses à faire, sacro-saint repas familial du dimanche, invitations d’amis auxquelles il ne faut pas arriver en retard. Monsieur PLIYA pense avec raison que le pire pour des croyants, c’est le manque de silence pour adorer l’Emmanuel, Dieu présent au milieu de nous et en nous,  et demeurer en Lui. Si, à la messe, on ne peut plus rencontrer Jésus pour l’écouter et lui parler, il doit y avoir une alternative. L’auteur ne se résigne pas. Il ne désespère pas. En Berger national du Renouveau, il cherche comment empêcher les assoiffés de Dieu de sombrer dans le découragement. Il indique alors l’adoration eucharistique où le silence est censé régner : « Cependant, dit-il, cherchons sans nous décourager au cours d’une adoration eucharistique par exemple, l’occasion propice de parler à Jésus, de lui dire notre amour, notre « fiat » joyeux et notre volonté de lui obéir ».
     Il a tout à fait raison, à ceci près que je nuancerai sa position en disant que la messe et l’adoration eucharistique se complètent.  L’ « action » renvoie à la contemplation, et cela vice versa. La contemplation approfondit la Communion, et permet de rencontrer durablement Jésus-Christ. C’est comme deux amoureux qui se rencontrent et n’ont plus envie de se quitter. C’est la fusion du temps parce que fusion des cœurs. Mais une bonne rencontre, pour être fructueuse, a besoin d’une bonne préparation. À l’adoration, on se laisse regarder par Jésus le Miséricordieux, qui nous demande d’aimer notre prochain. On fait l’expérience de sa présence réelle parce que le prêtre, « in persona Christi »,  a prononcé au préalable à l’autel, ces mots sublimes : « ceci est mon Corps, prenez et mangez ; ceci est mon sang, prenez et buvez ». Le repas sacré de la Cène est indispensable. Dieu se fait nourriture et contemplation en même temps, pour la vie éternelle. La vraie solution est donc de revenir aux célébrations dignes du Saint Sacrifice du Calvaire, sans exclure l’adoration fréquente du Saint-Sacrement. Tout comme le kérygme trouve sa source dans la soumission à la volonté du Père, et sa plénitude dans la contemplation du mystère eucharistique.
   Laissons-nous convaincre que pour bénéficier pleinement des grâces de Jésus-Eucharistie, Soleil de justice,  qui soigne et guérit, il faut le silence ; celui de l’Horeb, dans lequel la brise légère fait sentir au prophète la présence de Dieu. Et notre homme intérieur s’éveillera pour s’émerveiller devant le Mystère, pour s’unir à lui et l’imiter dans la vie de chaque jour. Et ma conclusion se fait prière : Seigneur Dieu tout-puissant, viens à notre secours pour que nous devenions des hommes intérieurs, habités par le silence. Viens reprendre ta place dans nos églises, dans nos familles, dans nos communautés, et surtout dans nos cœurs. Et que ta sainte Mère, Tabernacle des tabernacles, qui gardait tout et le méditait en son cœur, nous communique sa foi, sa docilité, son humilité, ses sentiments d’adoration et d’amour pour que nous puissions témoigner gratuitement de  ta charité dans le monde entier, par toute notre vie.
 Un véritable combat est donc à mener pour nous rapprocher de Dieu individuellement et communautairement. Puisse cet opuscule aider à l’avènement de la nouvelle évangélisation et la soutenir durablement.

+ Pascal N’KOUE
 Omnium Servus

   


Nouvelles de Famille


•    A  partir de la rentrée scolaire d’octobre, aucun prêtre ne sera plus professeur des matières profanes dans un Collège public sans autorisation de la Curie diocésaine.
•    Du 7 au 28 octobre, synode des évêques à Rome sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Portons les Pères synodaux dans la prière.
•    Le Pape Benoît XVI déclare une année de la foi du 11 octobre 2012 au 24 novembre 2013. Nous remercierons pour le don de la foi et nous demanderons au Seigneur de nous aider à le fortifier et à le partager. C’est la foi qui sauve. Nous lirons avec un regard neuf les textes du Concile Vatican II.
•    Les mouvements catholiques des familles se réveillent de plus en plus. Nous bénissons le Seigneur. Nous envoyons la Présidente de l’Association des « Femmes catholiques », Madame Cica Marthe Aimée ABLEFONLIN, représenter notre diocèse au Congrès panafricain des laïcs catholiques, qui se tient du 4 au 9 septembre à Yaoundé (CAMEROUN).
•    Le mois d’octobre, c’est le mois du rosaire, c’est aussi le mois des missions. Armons-nous de la
     prière du chapelet pour le réciter dans nos familles, les communautés ecclésiales vivantes et les  
      paroisses. N’oubliez   pas   la contribution financière pour notre sanctuaire marial à construire.
•    Nous remercions le Seigneur pour les cinq nouveaux diacres ordonnés le mois dernier.     
Il s’agit de Gilles Kimba, Albert Dakin, Moïse Degodo, Marius Oba et Roland Okry. A  cette occasion,  Mgr Paul VIEIRA nous a envoyé Pacôme Djimezo, pour être ordonné diacre  pour le clergé de Djougou.
•    N.B. En novembre, nous célébrerons 30 ans de relations entre la Fondation Hubi et  
 Vinciane (une fondation d’origine belge) et nos hôpitaux diocésains. Le programme   
 vous  sera communiqué au moment opportun.
•    Pendant mes vacances, adressez-vous à l’Abbé Léonard GORAGUI, Vicaire Général.


Quelques dates   
1  septembre           :    Vœux perpétuels des Sœurs germaine MATAWE, Pauline ADANDJAÏ et Angéline CHABI ADIMI, Fille de la Charité de S.C. de Jésus. Nous          remercions Mgr Nestor ASSOGBA qui vient présider la cérémonie, en mon absence.
3– 9 septembre :    En France (Aix-En-Provence, Orange, Jouques…)
10-16 septembre     :    A San Sebastian (Pays Basque espagnol)
17-23 septembre     :    A Vittorio Veneto (Italie)
24-25 septembre     :    A Rome.
26    septembre       :    Retour à Cotonou (Fin des vacances)
27 septembre          :    Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à Cotonou.
28    septembre       :    Retour à Parakou. Reprise des activités.
01-3 octobre               :    Assemblée Générale des agents pastoraux pour l’ouverture de l’année pastorale. Que les prêtres viennent avec leurs ornements.
05   octobre            :    Conseil Presbytéral à l’Archevêché, à 9 h 30
06   octobre            :    A Pèrèrè : Jubilé d’argent de la présence des Sœurs Albertines au Bénin.
08-12 octobre          :    Formation des agents pastoraux en gestion-comptabilité au Centre pastoral Guy Riobé par le Frère Emmanuel.
12  octobre             :    Réunion à l’Archevêché pour l’amélioration de l’enseignement catholique.
13  octobre             :    40 ans de la Fondation du monastère cistercien du Kokubu.
21 octobre              :    Journée Mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M.
21-24 octobre         :    Assemblée Générale de la Conférence Episcopale à Lokossa.
25 octobre              :    Retour à Parakou.