« J’exhorte toute l’Eglise en Afrique à soigner tout  particulièrement la célébration de l’Eucharistie, mémorial du Sacrifice du Christ Jésus, signe d’unité et lien de charité, banquet pascal et gage de la vie éternelle. L’Eucharistie doit être célébrée avec dignité et beauté en suivant les normes établies. L’Adoration eucharistique, personnelle et communautaire, permettra d’approfondir ce grand mystère (Benoît XVI, Africae Munus n°153) ».

L’Eucharistie ou Jésus-Hostie, c’est Dieu « en chair et en os ». Mystère ! Pour mieux entrer en communion avec ce mystère, il faut d’abord découvrir Dieu en un autre endroit. Où ? Chut ! Top secret ! Un conte, venu du Pays des Incas, révèle le lieu où Dieu se cache. Lisez-le à voix basse.

Dieu, fatigué d’être au milieu des hommes à cause de leurs péchés sans mesure,  décide de s’éloigner de leur présence. Il réunit alors son grand Conseil et leur dit :
Je ne peux plus supporter la présence des hommes. Je vais m’éloigner d’eux en allant sur la plus haute montagne.
L’un des anges dit : "O Dieu, tôt ou tard, l’homme, avec son intelligence, parviendra aux sommets des plus     hautes montagnes".
Alors Dieu dit : "Si tel est le cas, je vais aller très loin, au cœur du désert, où l’homme n’habite pas".
  Un autre ange lui souffla à l’oreille : "O Dieu, tôt ou tard, l’homme s’arrangera pour vous rejoindre dans le désert".
Alors Dieu dit : "Nous irons au plus profond de l’Océan".
  Un ange encore lui fit cette observation : "O grand Dieu, si je peux vous  contredire, avec la technique, l’homme y parviendra un jour".
Enfin Dieu demanda : "Où puis-je donc aller pour m’éloigner de l’homme ?"
  Le plus sage des anges se leva, se racla la gorge, toussa, tira légèrement sa longue barbe vers le bas et, très posément, dit : "O Maître souverain, je sais où vous pouvez aller afin  que l’homme ne vous trouve pas. Allez au plus profond du cœur de l’homme. Il est tellement superficiel qu’il ne vous trouvera jamais".
   
Si vous voulez savoir la suite et la fin de l’histoire, procurez-vous l’opuscule “La forme extraordinaire du rite romain. L’expérience de Natitingou en Afrique“. Cet opuscule d’auteurs variés a été préfacé par le Cardinal Philippe BARBARIN, Archevêque de Lyon. L’universalité de l’Eglise oblige ! « L’exemple de Natitingou, écrit-il, montre que la forme ancienne du rite romain peut accueillir les améliorations apportées à la suite du dernier Concile (recueil moins limité de textes, usage de la langue parlée par les fidèles, restauration de la Prière Universelle…), et que la forme actuelle peut ne rien perdre des richesses de sens et de mystère qu’offre la liturgie traditionnelle ».

Rome a lu avec attention et a apprécié comment st Pie V a été accueilli de bon cœur par les disciples de Paul VI, ou les tenants de la forme ordinaire, dans le diocèse de Natitingou. De la cohabitation pacifique on est passé à l’enrichissement réciproque. Sans fanatisme ni extrémisme, sans relativisme ni fantaisie ! Un extrait du témoignage des bénédictines Notre-Dame de l’Ecoute venues de Jouques (France)  en donne une idée : 
   
« A tout prêtre qui arrive au monastère, la sacristine présente trois missels, lui faisant choisir entre la forme ordinaire en français ou en latin, et la forme extraordinaire. Les prêtres réagissent de façon très ouverte et plusieurs d’entre eux, tout en ne connaissant pas ou guère le latin, ont peu à peu demandé à célébrer la forme ordinaire en latin et même la forme extraordinaire. Le latin, souvent considéré comme un obstacle surtout en Occident, reçoit en effet un accueil favorable de la part du peuple béninois. Certes, il demande une certaine formation mais les fidèles peuvent suivre les traductions en français. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir à Laudes quelques femmes illettrées, ne parlant que Wama, rester en profonde adoration avant de partir au champ … et, la Kora, instrument traditionnel africain, soutient le chant psalmodique et les antiennes grégoriennes, remontant à l’âge d’or de l’Eglise romaine. Quelques cérémonies au cours de l’année, comme la procession du Christ-Roi ou de la Fête-Dieu, réunissent aussi moniales et paroissiens du village au son de tam-tam et de la Kora. »  cf. p. 72 de l’opuscule.    
L’Eucharistie, n’est-elle pas don gratuit  de Dieu à l’humanité et même à la création tout entière pour nous unir à Lui! L’Eglise, n’est-elle pas signe et manifestation de cette unité profonde entre Dieu et l’humanité ? Et cette unité, n’est-elle pas au centre des préoccupations du plan de Dieu ! Comment l’Eucharistie appelée à unir pourrait-elle diviser nos esprits ! Ah, si on était un peu plus docile à l’Esprit Saint et soumis à la houlette du Successeur de Pierre ! A Natitingou, on a travaillé l’ars celebrandi qui repose sur la foi aux mystères que nous célébrons mais aussi sur la vie intérieure du prêtre et de l’assemblée. Tout cela demande silence et recueillement mais aussi joie contenue qui n’explose pas pendant la liturgie. Car Dieu n’est pas dans le bruit et les rythmes endiablés mais dans le silence de nos cœurs. On ne le reconnaitra jamais dans l’hostie consacrée si on ne l’entend pas parler à nos cœurs. Alors et alors seulement, on entre en communion avec lui et on peut vivre en union avec le prochain, quel qu’il soit.

En tout cas, concernant l’application du motu proprio de Benoit XVI, « Summorum Pontificum », Rome, après avoir tout observé avec prudence, a enfin proclamé les résultats. Natitingou est admis et peut devenir maître-enseignant « au-delà même des frontières  de (notre) diocèse ». Rome souhaite même que l’opuscule participe « au grand mouvement de redécouverte des trésors de la liturgie latine». Qui dit mieux ? Quel encouragement !
Lisons maintenant la lettre que la Commission Pontificale « Ecclesia Dei » du Vatican nous a adressée :

 

 

 


Prot. 31/2010                            Du Vatican, le 23 mai 2012
    Excellence,
Par l’intermédiaire de Monsieur l’Abbé Denis le Pivain, vous m’avez fait parvenir un exemplaire de la brochure intitulée La forme extraordinaire du rite romain, et je vous en remercie vivement.
Ces pages, qui décrivent l’expérience faite à Natitingou, votre ancien diocèse, permettent une véritable réflexion sur le    sens profond de la sainte liturgie, tel qu’il a été réaffirmé notamment par la  Constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium.       
      Comme le rappelle la préface de Monsieur le Cardinal Philippe Barbarin, « c’est la première fois qu’un ouvrage présente et décrit un exemple de cet enrichissement mutuel des deux formes de célébration, souhaité depuis longtemps par  le Pape Benoît XVI ».
    Vous mentionnez vous-même l’action du Pape Saint Victor 1er,  Africain comme vous, qui introduisit la langue latine au cœur de la célébration de la liturgie en grec à Rome. Puissent vos réflexions sur l’ars celebrandi trouver un large écho, au-delà même des frontières de votre diocèse !
En souhaitant que cette brochure participe au grand mouvement de redécouverte des trésors de la liturgie latine, je vous prie de trouver ici, Excellence, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.
                            Monseigneur Guidi POZZO
                                Secrétaire
   
A vrai dire, il n’y a pas eu  de hasard ni de génération spontanée. L’Esprit de Dieu a tout guidé. Natitingou a été soigneusement aidé par des hommes et des femmes de Dieu équilibrés, intérieurs, et soucieux de l’unité de l’Eglise. Toujours à l’écoute du Saint-Père. Je les remercie tous. Et au Clergé de Natitingou je dis : jubilez et glorifiez-vous dans le Seigneur. Vous avez du mérite. Mais retenez que « l’honneur est une charge », une responsabilité. Restez donc vigilants, car les premiers peuvent devenir les d…

Puisse cet opuscule contribuer réellement à améliorer notre ars celebrandi dans l’Archidiocèse de Parakou, mais aussi nous pousser à aller découvrir à Natitingou comment ces deux formes liturgiques font la beauté de l’unique rite romain, pour la sanctification de l’unique Famille du Dieu unique,  mais en trois Personnes : Père, Fils et Esprit Saint.       

+ Pascal N’KOUE                                                                                                                       

Omnium servus

 



Nouvelles de famille

• L’opuscule « La forme extraordinaire du rite romain. L’expérience de Natitingou » se trouve au secrétariat de l’Archevêché.
•  Que  ceux qui reçoivent des séminaristes stagiaires veuillent produire un certificat de vacances, à la fin de leur stage, en trois exemplaires (lieu de stage-évêché-séminaire). 
•  Nous remercions les scouts de Tréviso (Italie) qui ont accueilli deux de nos scouts pour un temps de formation. Merci à toutes les générosités qui ont participé à leur voyage et séjour.
• Merci aux organisateurs de la  JEC nationale du Togo, qui ont accueilli un détachement de notre JEC pour une session qui se déroule à Kara ces jours-ci.
•  Les journées salésiennes se dérouleront au Centre pastoral Guy Riobé du 27 au 30 Août. Elles sont ouvertes. Adressez-vous au curé d’Okédama pour plus de précisions.
•  Nous disons au revoir au Père Marcel WANGOU, svd, qui nous quitte pour une autre mission.  Nous le remercions pour son dévouement. Bienvenue au Père Dindon FALLARME qui le remplace comme Curé de Bétérou, et au deuxième Vicaire en la personne du Père Félix AWAGA. Ainsi Bétérou aura deux Vicaires.
•  Le 1er septembre, trois religieuses feront leur profession perpétuelle chez les Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus. Monseigneur Nestor ASSOGBA, notre ancien Pasteur, vient présider la cérémonie.  Quelle joie !
•  Le Séminariste Yves AÏDONOMON fera son stage à Natitingou. Et le séminariste Jules AKPO fera le sien auprès de nos enfants du Centre Notre Dame du Refuge.
•  Le diocèse de Parakou a un hôpital d’ophtalmologie. Nous remercions tous ceux qui le soutiennent et spécialement le CBM qui nous visite ces jours-ci.
•  Une délégation de l’Association des Familles rurales de Vittorio Veneto (Italie) conduite par leur Président, Alessandro TOFFOLI, nous visite au début de ce mois. Qu’ils soient les bienvenus.
•  Les frais d’inscription pour l’école bilingue Saint Hubert s’élèvent à 15000 fcfa. On me signale qu’il n’y aura pas beaucoup de places.
• Je demande à toutes les paroisses de réserver un  bon accueil à la nouvelle Association des papas catholiques et de les aider à bien s’implanter partout.
N.B. La prochaine Assemblée générale des agents pastoraux aura lieu du 8 au 10 octobre au Centre pastoral Guy Riobé. Elle marquera l’ouverture de l’année.
• Du 1 au 26 septembre, je prends mes vacances. Le Vicaire Général me remplacera.


Quelques dates:


30-3      août :        Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre Dame, prêchée  par le R.P. Bonjour

11         août :    Ordinations diaconales, à la Cathédrale à 9 H 30.

12         août :     Messe dominicale à Wansirou à 10 h.


16         août :    A 18h, messe pour l’inauguration du Juniorat des Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée.

24-30     août :    A Rome, pour un ressourcement spirituel avec des Evêques amis de la Communauté de St Egidio.

                                                      ABONNEMENT POUR UN AN
≈  Au Bénin : 2.000 frs
                                                                                     ≈    A l’extérieur : 10 euros
CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
  E-mail : parcheveche@yahoo.fr

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