Message de Pasteur

Retrouvez ici tous les textes et messages de Mgr Pascal NKOUE, Archeveque de Parakou

Quelques dates

1 août : Fête nationale. Prions pour toute la Nation et spécialement pour nos gouvernants.

2 août : Messe à l’église saint Joseph d’Alaga à 9h.

8 août :Ordinations presbytérales de Luc AMETODOU et de Oscar TAWEMA, osfs, et  ordination diaconale de Norbert TOSSOU. L’envoi en mission de l’Abbé Ursule AGBANGLA pour Nantes aura lieu à la même occasion.

9 août : Messe dominicale à BA-MORA

11 août : Messe chez les Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée.

15 août : Assomption de la Vierge Marie. Fête d’obligation. Messe au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa à 9h.

21 – 23 août :Pèlerinage marial à Dassa. Un rendez-vous à ne pas rater.  La Vierge, Mère de Dieu et notre mère,  nous y attend.

24 – 27 août :Visite du Cardinal Robert SARAH à Parakou, N’Dali, Kandi, Natitingou et Djougou.

28 – 29  août :A Cotonou pour faire des papiers en vue de l’obtention du visa Schengen.

30 août : Voyage de retour à Parakou.

 

Annuaire diocésain 2015

En vente à l'archevêché et à la librairie du diocèse au prix habituel de 1000F CFA.

Présentation de l’archidiocèse de Parakou

Dans cette histoire, on peut distinguer deux étapes :
1. Le temps des pionniers qui va des débuts jusqu’en 1964,
2. Le temps de l’Eglise locale depuis la création du diocèse de Parakou (en 1964) jusqu’à nos jours.

I-    Le temps des pionniers

 

A/ Les premiers contacts.
Dès le début du XXème  siècle et même avant la fin du XIXème siècle, le Nord-Dahomey a été visité par les missionnaires. En 1898, deux pères de la société des missions africaines, les Pères Nouvel et Colineaux, venus de Porto-Novo, ouvrent la première mission du Borgou, à Pèrèrè. Leur présence ne dura que deux ans. Le travail ne manquait pas au sud, Mgr Dartois a dû les rappeler pour renforcer l’équipe sacerdotale de Porto-novo.

Le 24 Décembre 1900, trois pères blancs, les pères Templiers, Chollet et Cousin, arrivèrent à Kouandé et y construisirent une maison. Mais au début de Mai 1901, le Haut-dahomey est confié à la société des missions africaines. "Le 28 Mai 1901, à 8h30 du matin, nous quittons ce cher Kouandé, où nous avons tant souffert"; ont écrit les pères. Ce sont là les premiers contacts qui ne durèrent que très peu de temps. Le Nord Dahomey, rattaché depuis le 15 mai 1901 au vicariat apostolique du Dahomey recevra de façon sporadique des missionnaires pour le service pastoral auprès des fonctionnaires. Il faut attendre la fin des années 1930 et le début des années 1940 pour voir les premières fondations stables de postes missionnaires dans la région.

 

 

B/ La préfecture apostolique de Niamey
Au printemps 1942, est érigée la préfecture apostolique de Niamey qui comprend entre autres tout le Nord Dahomey. En ce moment existent déjà les stations de Kandi, fondée en 1937 par le Père Truhand ; et celle de Natitingou, fondé en 1941 par le père J. Huchet.
Mais auparavant ces deux stations étaient rattachées, la première à la mission de Savè et la seconde à celle de Dassa. Le père Huchet qui devait fonder Natitingou venait chaque année depuis Dassa faire une tournée dans l’Atacora. Quant à Kandi, elle est visitée dès 1931 par le père Mouléro, alors supérieur de Savè. En 1933, il y fit deux courts séjours. Ce n’est qu’en 1937 que la mission est considérée comme fondée. Le père Truhand s’y installe en octobre et le 15 Novembre, il est nommé officiellement premier supérieur.
Ce sont ces deux missions du Dahomey (Kandi et Natitingou) qui étaient rattachées à la préfecture apostolique de Niamey au moment de sa fondation. Les projets d’implantation de nouveaux postes ne manquaient pas dans un milieu déjà touché par l’Islam. Ils furent contrecarrés dès la fin de 1942, par la Guerre Mondiale qui allait couper toute relation avec le pays, empêcher le renfort annoncé et l’arrivée de l’aide matérielle. Bien plus, deux Pères devraient être mobilisés.
Ainsi, la mission de Kandi allait demeurer privée de prêtres jusqu’au début de 1946. Cependant de nouvelles missions sont ouvertes : Parakou en 1944 avec le Père Lieutaud ; puis Djougou en 1945 avec le Père Rublon.
Des sœurs de Notre Dame des Apôtres s’installent à Zinder, Niamey, Kandi, Natitingou et Parakou. Partout, il est créé des écoles de garçons et de filles pour l’instruction et l’éducation des enfants ; on ouvre des dispensaires pour soigner les malades. A Parakou, les sœurs ouvrent une pouponnière où elles accueillent des orphelins.


C/ La préfecture apostolique de Parakou.
En novembre 1946, arrivaient au Niger les premiers missionnaires rédemptoristes. Les pères de la Société des Missions Africaines peuvent se rabattre sur le Nord Dahomey. Le 13 Mai 1948, la préfecture Apostolique de Parakou est fondée et confiée à Mgr Faroud, transféré de Niamey à Parakou. Sous son impulsion de nouvelles fondations sont lancées simultanément en 1943 : Ouénou dans le Borgou, avec le Père Barthélémy ; Nikki avec le Père Baudu, Bembéréké avec le Père Viaud. Et dans l’Atacora : Kouandé avec le Père Bréhier ; Tanguiéta avec le Père Chazal et Mathieu, enfin Boukoumbé avec le Père Collin.
Ce fut dur, les moyens restant fort réduits. Mgr Faroud donnait lui-même l’exemple de l’économie et de la pauvreté : il vivait dans une case louée, près de la minable église qui lui servait de cathédrale ; il voyageait le moins possible.
A partir de 1950, on verra l’ouverture d’une nouvelle série de stations : Tchaourou qui depuis 1932, était déjà station secondaire de Savè avant d’être rattachée à la préfecture Apostolique de Parakou ; Dompago, puis Kérou. Mgr Faroud démissionne en 1955. Le 3 février 1957, le nouveau  préfet apostolique est installé : Mgr Robert CHOPARD LALLIER. Il a fait venir les moniales cisterciennes de l’Etoile N-D (novembre 1960), les sœurs de la Retraite Chrétienne de Besançon qui fondèrent à Nikki dans l’actuel diocèse de N’dali. Dans la même période, plusieurs autres missions eurent leur communauté religieuse, surtout dans l’Atacora : Kérou, Boukoumbé, Kouandé. Cependant les missions ne se multiplient guère. Mais surtout il a fondé le séminaire Notre Dame de Fatima avec le Père André GUILLARD en 1960. Les années 1963 et 1964 virent l’ordination des deux premiers prêtres du Nord l’abbé Jacques Tané pour le Borgou et l’abbé Lucien Chambény pour l’Atacora. Sur le plan de l’évangélisation des villages c’est la grande époque des écoles catéchistiques et des internats. En ce moment on ne s’adressait guère aux adultes. Le catéchiste qu’on amenait dans un village était chargé de recruter les enfants et de leur faire la classe toute la journée. Il faisait le catéchisme à ces mêmes enfants et le dimanche il les rassemblait pour la prière dominicale. Les meilleurs de ces élèves allaient en ville continuer l’école primaire. Pour eux on  avait ouvert des internats à la mission.
A propos de la paroisse de Parakou dans la plaquette « chrétiens du Nord Dahomey », nous lisons : « En brousse, l’école est souvent le point initial du travail d’évangélisation. Une école de mission (3 classes) fonctionne à Tchatchou. Sept écoles catéchistiques initient les enfants, et le soir les adultes, aux rudiments scolaires et aux premières vérités chrétiennes » (p 14).
Ceci date de 1963, c’est à ce moment-là que l’évangélisation s’est adressée aux adultes comme en témoignent  l’article sur la paroisse de Bembéréké dans Toko Dabaaru (1986) : « jusqu’en 1962, aucun village, pratiquement ne fut visité par les pères ». Quand on a commencé à se tourner vers les adultes, le catéchiste cessa d’être maître d’école pour jouer son rôle de catéchiste auprès des adultes. Quant à sa formation, elle se faisait sur le terrain : « La formation des catéchistes est une œuvre importante. Chaque mois ils viennent passer une journée entière à Parakou. Ils y confrontent leurs expériences et participent ensemble à la Messe du lendemain (1er vendredi du mois) » (p-15).

 

II-     L’Eglise locale : 1964-1992.
Mgr Chopard avait demandé la division de son territoire en deux diocèses qui furent érigés le 10 février 1964. La préfecture apostolique dans Parakou fit place aux diocèses de Parakou et de Natitingou avec respectivement à leur tête Mgr Van Den Bronk et Mgr Patient Redois.

 

A/ Mgr André Van Den BRONK
Mgr Van Den BRONK est un homme d’une assez longue expérience. Evêque à 39 ans, il a servi en Egypte comme vicaire apostolique, puis devint premier évêque de Kumasi au Ghana. A son arrivée à Parakou, il trouva des missions et des œuvres bien « assises, » malgré un personnel plutôt réduit. Pour remédier à la pénurie du personnel, il voulut instituer des équipes volantes dont la mission peulh est un exemple. Après la nationalisation les écoles catholiques en 1972, il associa davantage les religieuses à l’évangélisation directe des villages. Sous lui furent ouvertes les missions de Pèrèrè (1968), de Fo-Bouré (1971). Un monastère cistercien s’établit au Kokoubou, à 25km de Parakou en 1972. Pour une meilleure action des catéchistes dans les villages sur le plan religieux comme sur le plan social, le centre de formation de Gogounou fut créé pour eux par le père Neyme. Le Borgou comptait un nombre insuffisant d’établissements hospitaliers. Pour que l’Eglise soit présente par leur action, furent créés les hôpitaux de Boko et de Papanè. Mgr Van Den BRONK démissionne de sa charge en septembre 1975.

 

B/ Mgr Nestor ASSOGBA
Mgr Nestor ASSOGBA, que le Saint-Siège a donné comme pasteur au diocèse de Parakou le 21 avril 1976 trouve une Eglise en bonne voie d’implantation. A son arrivée, il trouve une terre de première évangélisation : en ville ou dans les villages, les chrétiens sont une minorité au milieu d’une population païenne ou islamisée. Il va tout de suite à la rencontre des petites communautés chrétiennes de villages ou quartiers de ville pour les exhorter à vivre de Jésus tout simplement, et à en témoigner autour d’eux, comme le faisaient les premières communautés chrétiennes dont nous parlent les livres des Actes des Apôtres.
Dans ces communautés, on  retrouve certains traits des premières communautés chrétiennes : on se sent minoritaire, on se retrouve dans la maison de l’un ou l’autre pour prier, on est uni par la même foi au Seigneur Jésus-Christ. Les fêtes chrétiennes sont un moment privilégié pour se visiter entre communautés. On n’oublie pas d’inviter les non chrétiens à ces fêtes.
Son souci constant a été d’intensifier l’activité évangélisatrice en multipliant les paroisses et les communautés religieuses et en faisant appel à un personnel missionnaire plus nombreux.
De nouvelles paroisses se sont créées dans la ville de Parakou et ses environs : paroisse St Joseph au quartier de la gare (1983), paroisse Marie Auxiliatrice du quartier Zongo II (1983), paroisse de Bétérou (1988). Dans ces quartiers de ville ou dans les villages, on multiplie de petites chapelles à la taille des communautés. Certaines sont devenues très vite trop petites, on en construit de plus grandes pour offrir au peuple chrétien des édifices adaptés.
Du côté des communautés religieuses, le progrès est remarquable : en 1976, on comptait quatre communautés religieuses (Parakou, Nikki, Kandi, Banikoara) ; en 1992, on en compte une vingtaine. Les religieuses proviennent tant des instituts autochtones que des instituts missionnaires. Elles s’occupent aussi bien de l’éducation des femmes sur le plan humain que de l’activité proprement catéchétique. Un certain nombre s’investi dans l’action sanitaire et sociale.
Depuis peu, le diocèse a aussi accueilli une communauté de Frères enseignants pour  travailler à la formation  intellectuelle de ceux que le Seigneur appelle à son service afin de les préparer ainsi à entrer dans un séminaire avec un niveau intellectuel appréciable.
Nous avons déjà commencé à parler du personnel. Ajoutons que l’évêque n’a rien ménagé pour avoir des prêtres en nombre suffisant. Si les prêtres étaient plus nombreux que les religieuses, leur nombre n’arrivaient pas à  couvrir un territoire qui fait la moitié du Bénin. L’évêque a plusieurs fois pris son bâton de pèlerin pour aller à la recherche de prêtres tant à l’étranger que dans les diocèses plus anciens et plus pourvus en prêtres du sud Bénin. Ce territoire, autrefois confié à la Société des Missions Africaines, reçoit aujourd’hui différents instituts missionnaires. Des Fidei Donum arrivent tant d’Europe et d’Amérique latine que du Bénin. Entre les prêtres, les religieuses et les religieux, tous les continents de notre planète sont représentés dans le diocèse de Parakou.
C’est bien de chercher du personnel missionnaire à l’étranger pour aujourd’hui. Il est tout aussi important de penser à l’avenir. L’évêque n’a pas cessé de travailler à l’éveil et au suivi des vocations sacerdotales et religieuses. Cette pastorale porte déjà ses fruits quatre prêtres sont ordonnés entre 1988 et 1991. Si le petit séminaire de Parakou a été fondé depuis 1960, des maisons de formation à la vie religieuse sont ouvertes ces dernières années. Dans le même temps, on encourage la formation des laïcs.
Dès le début monseigneur ASSOGBA  invité les agents pastoraux à former des responsables laïcs. Le centre Guy RIOBE est affecté à ce travail de formation permanente.

L’homme est un : la promotion humaine va de paire avec l’évangélisation. Dès leur arrivée dans le Borgou, les missionnaires ont mis l’accent sur la scolarisation : ils ont ouvert des écoles un peu partout. Ils ont cherché à aider l’homme du Borgou à se mettre debout. Mais depuis 1976, la promotion humaine est devenue une dimension importante de la pastorale du diocèse. On aide les villageois à creuser des puits pour avoir de l’eau potable ; des forages sont faits un peu partout, des centres de formation remplacent les écoles catholiques nationalisées.


C/  Mgr Fidèle AGBATCHI
En décembre 1999, Mgr ASSOGBA est transféré à l'archidiocèse de Cotonou à la suite du décès de Mgr de SOUZA. En Juin 2000, arrive Mgr Fidèle AGBATCHI. Il recueillera les fruits du travail de Mgr ASSOGBA, surtout dans le domaine des vocations. En dix ans, il ordonnera une trentaine de prêtres dont un certain nombre ira travailler dans les diocèses voisins de la Province ecclésiastique. Il a travaillé beaucoup à la naissance et au développement des communautés ecclésiales de base pour une évangélisation de proximité.

L’évangélisation et le développement se veulent au service de l’homme. C’est par là que nous terminons ce bref aperçu de l’historique de l’Eglise qui est au Borgou.

 


Abbé Léonard GORAGUI

 

 

 

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janvier 2013